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Nexia Praams

Faire vivre mon roman

Photo de Caio provenant de Pexels

Dans mon précédent article, je parlais du point final et c’est vrai, mon roman Nexia Praams est terminé. En revanche, ce qui commence à présent c’est un parcours dont j’ignore les contours et qui a pour but de faire vivre mon roman.

J’écris régulièrement depuis l’âge de 13 ans avec une intensité variable selon les périodes de ma vie. Tout au long de ces années, je me suis souvent demandé pour quelle raison j’écrivais et pour qui je le faisais. Après toutes ces années, je suis arrivé à la conclusion que j’écris fondamentalement pour exprimer une facette de ma personnalité qui autrement resterait muette.

Comme je le disais dans un de mes précédents articles, ma sensibilité joue un rôle essentiel. En effet, toutes les idées qui jaillissent dans mon esprit ne deviennent pas des récits. Certaines restent au stade d’ébauche, d’autres réapparaissent plus tard, mais pour qu’une idée se métamorphose en récit, elle doit toujours éveiller chez moi des émotions, des sensations.

Pour qui j’écris ? Même s’il est clair que j’écris avant tout pour exprimer ma sensibilité, il est tout aussi clair que le désir de partager le fruit de ce travail créatif est également présent. Écrire est un acte plutôt solitaire qui devient collectif lorsque d’autres personnes prennent connaissance de l’oeuvre. Pour moi, cette étape représente un moment très important. Si mes écrits ne sortaient jamais de leur tiroir, j’aurais en moi un sentiment d’inachevé.

C’est donc intéressant de réaliser que la création d’une oeuvre ne s’arrête pas à l’oeuvre en tant que telle, qu’elle implique aussi une forme de visibilité sans laquelle l’oeuvre resterait dans une sorte de léthargie ou d’hibernation. Après toutes ces années d’écriture, j’ai compris que faire vivre mes écrits revient aussi à me rendre visible, à sortir de l’ombre. Et cela me demande un effort tout différent.

Avoir un site sur Internet, alimenter un blog ou tout simplement parler de mon activité d’écrivain n’est de loin pas la chose la plus simple pour moi. La visibilité ne s’est pas tout de suite imposée à moi comme une évidence. Elle est le fruit d’une réflexion intérieure qui touche beaucoup d’aspects de ma personne.

Écrire c’est révéler une part de moi-même. Faire vivre mon récit c’est accepter de me rendre visible, de sortir de l’anonymat. Le point final n’est finalement que le début d’une autre étape.

A bientôt!

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Le point final

Photo de JC Novelle

Mon roman “Nexia Praams” s’étend sur un peu plus de 350 pages et contient quelques 55’800 mots. En regardant mon manuscrit, je vois le 30 août 2018, date à laquelle j’ai commencé l’écriture de mon texte. Je me souviens comme à ce moment-là la fin du roman me paraissait lointaine.

Parfois, je me demande combien de place occupe dans ma tête un roman comme celui que je viens de terminer. Au début, c’est comme un rêve rempli d’images, d’idées, de fragments pas toujours cohérentes. Et puis, au fur et à mesure que je l’écris, le roman prend de plus en plus d’espace. Je suis toujours frappé par la distance parcourue entre le premier mot d’un texte et le mot fin. Cette distance est celle d’un voyage qui ne se mesure pas seulement en kilomètres, mais surtout par les traces que ce périple inscrit en nous.

Là, je soupire. Avec le mot fin, je sais que l’aventure arrive à son terme. A la place, je commence à ressentir cette étrange sensation de vide que je connais bien. A présent, mon roman entame une autre étape, celle de la visibilité. Pour cela, il emprunte le sentier incertain qui le mène vers une maison d’édition. D’ailleurs, en ce moment, mon roman a franchi un premier cap puisque le comité de lecture d’une maison d’édition est en train de le lire et je mentirais si je disais que je ne suis pas impatient.

Mais en attendant cette réponse, un nouveau projet d’écriture est en train de germer. Je ne sais pas si la nature a peur du vide, mais je sais que de mon côté le vide ne sera que passager, car écrire ce n’est pas simplement inventer une histoire dans mon imagination, c’est aussi m’embarquer dans une aventure qui m’apporte son lot de surprises, de rencontres, d’apprentissages.

Vous l’aurez compris, pour moi, commencer un roman c’est une aventure, le terminer c’est toute une histoire.

A bientôt!

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Relecture créative

Pour continuer sur la lancée de mon précédent article, je vous parle aujourd’hui de la relecture créative.

Dans mon processus créatif, la relecture créative est un passage essentiel pendant lequel le récit se densifie, se réorganise parfois, gagne souvent en cohérence. Je pourrais presque parler de réécriture créative. Dans mon cas, c’est aussi l’étape où je retranscris le récit à l’ordinateur. A partir de ce moment, je ne reviens plus à l’écriture manuscrite.

La relecture créative ressemble à un travail de fourmi où la patience joue une part importante. Il m’arrive de rester bloqué sur un mot, une expression ou une phrase sans pouvoir avancer. Et puis, le passage s’ouvre et je peux continuer. Je me trouve à la fois dans l’histoire que je raconte et à l’extérieur. C’est une sorte de double regard qui me permet d’alimenter le récit avec de nouvelles idées, parfois allant jusqu’à ajouter des passages entiers.

Mais, c’est aussi un moment où je me fixe certaines limites. Autrement, le roman ne verrait jamais le jour. Je vois toujours des choses à supprimer, à rajouter ou à modifier! A mes yeux, le récit n’est jamais vraiment abouti.

Par moments, la relecture créative me paraît ingrate parce que je me heurte à mon propre jugement. Et je peux être très dur! Mais, avec l’expérience, je me suis rendu compte que souvent ce qui peut me bloquer dans l’avancement d’un récit c’est plutôt ma propre peur. La surmonter est en soi tout un roman! La relecture créative joue un rôle très important qui va bien au-delà du texte lui-même.

Donc, relire un texte n’est pas seulement utile pour éliminer les coquilles, mais c’est surtout un puissant moyen créatif de poser un regard différent sur mon texte, de changer de perspective tout en respectant le fil rouge que je me suis donné.

Merci et à bientôt!

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Comment je m’y prends?

Photo de JC Novelle

Comment fais-tu pour créer une histoire ? Répondre à cette question, que j’entends souvent, n’est pas facile, d’autant plus que ce n’est pas toujours pareil. Pour moi, cela dépend beaucoup de l’histoire elle-même, ainsi que d’une foule d’autres facteurs qu’il serait fastidieux d’énumérer. Je vais donc tenter d’y répondre en ma basant sur mon projet actuel.

Tout d’abord, il y a l’idée qui un jour surgit dans mon esprit. A ce stade, je dirais que ma sensibilité joue un rôle primordial, car elle agit comme un tamis invisible dans mon imagination. Ce tamis retient certains éléments et laisse filer beaucoup d’autres.

Si je suis touché par une situation, si je vis une expérience marquante ou si j’apprends quelque chose de stimulant, ma sensibilité va mobiliser mon imaginaire et l’idée va germer. Cette idée peut tout de suite me pousser à écrire ou rester en hibernation pour se réveiller bien plus tard. Pour mon roman actuel, la phase d’écriture est arrivée assez rapidement, alors que pour la trilogie sur le monde de Monthortal le temps d’hibernation s’est prolongé pendant une dizaine d’années.

Souvent, lorsque je me lance dans un projet d’écriture, je commence par poser le décor. A quel moment va se dérouler l’histoire? Où va-t-elle avoir lieu? Quels sont les éléments clés? Dans mon projet actuel, c’est ce qui m’a poussé à effectuer des recherches sur l’intelligence artificielle pendant environ une année, avant de commencer l’écriture du roman. A mesure que le décor prend forme, les premiers personnages apparaissent dans mon imagination. Mais parfois c’est le contraire. Une histoire se développe à partir d’un personnage qui prend forme dans mon esprit.

Et puis, vient l’étape où les premiers mots jaillissent sur le papier. Et lorsque je dis papier, c’est au sens littéral. En effet, le premier jet d’un récit, je l’écris toujours à la main, de préférence à la plume, à l’encre bleue, dans un cahier avec du papier 90 gr., comme celui de la photo qui illustre cet article, si possible en écoutant du Purcell… Je m’arrête… Vous allez penser que je suis un peu maniaque! Et vous n’aurez pas tout à fait tort!

Mais cette étape est celle que je préfère, celle dans laquelle je plonge avec tous mes sens. Lorsque j’écris, mon cœur palpite, je ressens fortement les émotions des personnages et les miennes, je transpire, j’ai mal au poignet… Je ne connais jamais à l’avance la durée de ces moments, mais j’adore sentir l’histoire prendre forme!

Sais-tu déjà à l’avance ce qui va se passer dans ton roman? est une autre question que j’entends aussi fréquemment. J’ai un fil rouge, bien sûr, mais je me laisse à tout moment la liberté de modifier le cours du récit. Parfois, j’avais pensé qu’un personnage agirait d’une certaine façon et puis au fil de l’histoire, une autre option apparaît. J’aime laisser cette part d’inconnu dans l’écriture. Un peu comme dans l’existence, finalement.

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire sur mon processus créatif, par exemple sur la relecture créative qui est une étape cruciale pour moi. Je vous en dirai plus dans mon prochain article.

Merci de suivre mon fil rouge et de vous abonner à mon blog.

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Pourquoi 2084?

Photo by Louis Maniquet on Unsplash

Il y a quelque temps, je me suis posé la question suivante : si un jour, un pays était gouverné exclusivement par l’intelligence artificielle, quels seraient les impacts de ce type de gouvernance sur la société ? Quelques mois plus tard, la réponse à cette question a pris la forme du roman que je suis en train de finaliser.

Pourquoi 2084 ? En découvrant l’univers de l’intelligence artificielle, je me suis tout de suite projeté dans l’avenir. Plus j’en apprenais, plus mon imagination me portait vers le futur. Cependant, à aucun moment, j’ai conçu l’idée d’un roman de science fiction qui se déroulerait dans un avenir lointain tel que celui de Starwars, par exemple. Je l’imaginais dans un futur proche. J’étais plutôt inspiré par 1984, le roman d’anticipation publié par Orwell en 1949. J’ai eu envie de faire un modeste clin d’œil à Big Brother. De là 2084.

Mis à part le clin d’œil à Orwell, je cherchais une période suffisamment lointaine pour je puisse donner libre cours à mon imagination pour créer des approches, des objets, des contextes encore inédits en 2020 et en même temps assez proche pour imaginer quel pourrait être le développement de certains aspects déjà existants aujourd’hui. L’année 2084 répondait à ces critères.

Dans ce roman, j’explore donc une nouvelle forme de société en abordant notamment les rapports sociaux entre les gens, la place de la technologie dans leur quotidien, la communication, l’accès au savoir, la transformation de la valeur travail, le développement de l’alimentation, la démocratie ainsi que la place de cette nation dans le contexte international de 2084.

64 ans séparent le présent du futur proche que je décris dans “Nexia Praams, 2084 l’ère dataïste”. 64 ans remplis de défis, d’obstacles, mais aussi d’opportunités que j’ai passés à travers le prisme de mon imagination.

Merci de m’accompagner dans ce voyage dans le temps!