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Comment je m’y prends?

Photo de JC Novelle

Comment fais-tu pour créer une histoire ? Répondre à cette question, que j’entends souvent, n’est pas facile, d’autant plus que ce n’est pas toujours pareil. Pour moi, cela dépend beaucoup de l’histoire elle-même, ainsi que d’une foule d’autres facteurs qu’il serait fastidieux d’énumérer. Je vais donc tenter d’y répondre en ma basant sur mon projet actuel.

Tout d’abord, il y a l’idée qui un jour surgit dans mon esprit. A ce stade, je dirais que ma sensibilité joue un rôle primordial, car elle agit comme un tamis invisible dans mon imagination. Ce tamis retient certains éléments et laisse filer beaucoup d’autres.

Si je suis touché par une situation, si je vis une expérience marquante ou si j’apprends quelque chose de stimulant, ma sensibilité va mobiliser mon imaginaire et l’idée va germer. Cette idée peut tout de suite me pousser à écrire ou rester en hibernation pour se réveiller bien plus tard. Pour mon roman actuel, la phase d’écriture est arrivée assez rapidement, alors que pour la trilogie sur le monde de Monthortal le temps d’hibernation s’est prolongé pendant une dizaine d’années.

Souvent, lorsque je me lance dans un projet d’écriture, je commence par poser le décor. A quel moment va se dérouler l’histoire? Où va-t-elle avoir lieu? Quels sont les éléments clés? Dans mon projet actuel, c’est ce qui m’a poussé à effectuer des recherches sur l’intelligence artificielle pendant environ une année, avant de commencer l’écriture du roman. A mesure que le décor prend forme, les premiers personnages apparaissent dans mon imagination. Mais parfois c’est le contraire. Une histoire se développe à partir d’un personnage qui prend forme dans mon esprit.

Et puis, vient l’étape où les premiers mots jaillissent sur le papier. Et lorsque je dis papier, c’est au sens littéral. En effet, le premier jet d’un récit, je l’écris toujours à la main, de préférence à la plume, à l’encre bleue, dans un cahier avec du papier 90 gr., comme celui de la photo qui illustre cet article, si possible en écoutant du Purcell… Je m’arrête… Vous allez penser que je suis un peu maniaque! Et vous n’aurez pas tout à fait tort!

Mais cette étape est celle que je préfère, celle dans laquelle je plonge avec tous mes sens. Lorsque j’écris, mon cœur palpite, je ressens fortement les émotions des personnages et les miennes, je transpire, j’ai mal au poignet… Je ne connais jamais à l’avance la durée de ces moments, mais j’adore sentir l’histoire prendre forme!

Sais-tu déjà à l’avance ce qui va se passer dans ton roman? est une autre question que j’entends aussi fréquemment. J’ai un fil rouge, bien sûr, mais je me laisse à tout moment la liberté de modifier le cours du récit. Parfois, j’avais pensé qu’un personnage agirait d’une certaine façon et puis au fil de l’histoire, une autre option apparaît. J’aime laisser cette part d’inconnu dans l’écriture. Un peu comme dans l’existence, finalement.

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire sur mon processus créatif, par exemple sur la relecture créative qui est une étape cruciale pour moi. Je vous en dirai plus dans mon prochain article.

Merci de suivre mon fil rouge et de vous abonner à mon blog.

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Pourquoi 2084?

Photo by Louis Maniquet on Unsplash

Il y a quelque temps, je me suis posé la question suivante : si un jour, un pays était gouverné exclusivement par l’intelligence artificielle, quels seraient les impacts de ce type de gouvernance sur la société ? Quelques mois plus tard, la réponse à cette question a pris la forme du roman que je suis en train de finaliser.

Pourquoi 2084 ? En découvrant l’univers de l’intelligence artificielle, je me suis tout de suite projeté dans l’avenir. Plus j’en apprenais, plus mon imagination me portait vers le futur. Cependant, à aucun moment, j’ai conçu l’idée d’un roman de science fiction qui se déroulerait dans un avenir lointain tel que celui de Starwars, par exemple. Je l’imaginais dans un futur proche. J’étais plutôt inspiré par 1984, le roman d’anticipation publié par Orwell en 1949. J’ai eu envie de faire un modeste clin d’œil à Big Brother. De là 2084.

Mis à part le clin d’œil à Orwell, je cherchais une période suffisamment lointaine pour je puisse donner libre cours à mon imagination pour créer des approches, des objets, des contextes encore inédits en 2020 et en même temps assez proche pour imaginer quel pourrait être le développement de certains aspects déjà existants aujourd’hui. L’année 2084 répondait à ces critères.

Dans ce roman, j’explore donc une nouvelle forme de société en abordant notamment les rapports sociaux entre les gens, la place de la technologie dans leur quotidien, la communication, l’accès au savoir, la transformation de la valeur travail, le développement de l’alimentation, la démocratie ainsi que la place de cette nation dans le contexte international de 2084.

64 ans séparent le présent du futur proche que je décris dans “Nexia Praams, 2084 l’ère dataïste”. 64 ans remplis de défis, d’obstacles, mais aussi d’opportunités que j’ai passés à travers le prisme de mon imagination.

Merci de m’accompagner dans ce voyage dans le temps!

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Le début

Photo de Rido Alwarno provenant de Pexels

Aujourd’hui, j’ai avancé dans la relecture créative de mon roman qui se passait comme sur des roulettes jusqu’au moment où un passage de mon livre m’a fait penser au début du projet. Tout à coup, mon élan a été stoppé par des idées qui me sont venues en tête. Quand j’écris, les choses ne se passent pas toujours comme je les ai prévues. Il faut dire que dans ma vie non plus!

Donc en pensant au début, je suis revenu vers les origines de ce roman. Qu’est-ce qui m’a motivé à écrire un récit autour de l’intelligence artificielle (IA)? Je dois dire que ce thème trotte dans mon esprit depuis quelques années déjà.

J’ai rencontré l’IA dans mon activité professionnelle. Entre autres, j’accompagne des personnes en recherche d’emploi et dans ce domaine, l’IA est présente à différents niveaux, en particulier lors de la sélection de personnel. Tout naturellement, j’ai voulu en savoir plus et peu à peu je me suis aperçu que l’IA était souvent couplée à d’autres technologies telles que la reconnaissance vocale ou faciale, l’apprentissage profond, le traitement massif de data… Bref, toutes ces notions plus au moins inconnues m’ont intrigué.

Plus je pénétrais dans le territoire de l’IA, plus je prenais conscience de l’étendue qui s’ouvrait devant moi. En écoutant les gens, j’ai entendu des messages enthousiastes et plein d’espoir, mais aussi des réactions de méfiance ou même de peur à l’idée que l’IA s’installe dans nos vies. Et j’ai eu envie d’en savoir plus, d’explorer ce vaste territoire pour me faire ma propre idée. De cette exploration est né “Nexia Praams, 2084 l’ère dataïste”.

Comme tout progrès, l’IA comporte sa part de lumière et sa part d’ombre. Dans mon roman, je n’ai pas voulu prendre partie pour l’une ou l’autre, je préfère laisser les lecteurs et les lectrices se faire leur propre opinion. Je n’ai donc pas conçu mon roman comme une dystopie ni comme une utopie. Je vois plutôt l’existence comme un nuancier, avec des couleurs dominantes qui changent selon les lieux et les époques et cela colore mon style d’écriture.

Je vous en dirai plus lors de mon prochain article.

A bientôt!

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Mon nouveau roman

Photo de Rodolfo Clix provenant de Pexels

2017-2018 ont été deux années riches pour moi. En 2017, j’ai commencé mes recherches autour de l’avènement de l’intelligence artificielle (IA) dans notre quotidien avec des lectures, des conférences, des films, des documentaires, des expos dont celle sur le transhumanisme Corps-concept à la Maison d’ailleurs.

En avril 2018, je présentais mes romans au Salon du Livre de Genève avec pas mal d’émotion et en août finalement je me sentais prêt pour commencer l’écriture des premières lignes de mon nouveau projet de roman.

C’était l’aboutissement de plus d’une année d’intenses recherches qui m’ont offert une vue assez complète sur l’IA, un vaste sujet en évolution constante. Mais c’est un passage obligé dans mon processus créatif. J’ai besoin d’un contexte pour ensuite y inscrire un récit. A mesure que mes recherches avançaient, dans mon imagination des personnages sont apparus, des lieux, des objets et peu à peu, la trame d’un récit a commencé à prendre forme.

Comme je ne dispose pas encore dans mon cerveau d’un algorithme qui augmenterait mes capacités, j’avoue que par moments, je me suis senti submergé par le volume d’information à traiter. Donc, il m’a fallu y mettre une bonne dose d’organisation, de planification, de méthode pour parvenir à utiliser ce flux d’information et en faire un roman.

Et ce roman est à bout touchant. Je suis dans la phase de relecture créative. Il s’agit d’un moment-clé pour moi puisqu’il ne s’agit pas seulement de correction, mais aussi de création. En effet, tout au long de ce travail, de nouvelles idées jaillissent, d’autres sont peaufinées. Ce processus est donc en cours et si tout se déroule selon ma planification, fin mai cette étape devrait être terminée.

Le processus créatif d’une oeuvre littéraire vous intrigue ? Je vous invite à consulter régulièrement mon blog où j’ajouterai régulièrement des informations sur l’écriture de mon roman intitulé Nexia Praams, 2084 l’ère dataïste.

Je me réjouis de vous retrouver lors de ma prochaine publication !

Merci pour votre temps!