
Il paraît qu’un blog ne devrait jamais rester silencieux trop longtemps. Trois mois, six mois, un an… et puis il y a mon cas : avril 2021 – mars 2026. Cinq ans de silence numérique, ce qui, à l’échelle d’Internet, équivaut à une disparition complète, suivie d’un retour façon fantôme qui traverse un mur en s’excusant.
Je pourrais dire que j’ai été très occupé, que la vie professionnelle a pris le dessus, que les semaines ont filé plus vite que prévu. Tout cela est vrai, bien sûr. Mais la vérité plus simple, plus honnête, c’est que j’ai passé ces années dans un autre monde. Un monde que je construisais phrase après phrase, parfois avec enthousiasme, parfois avec obstination, souvent avec un mélange des deux.
Ce monde s’appelle NEXIA. Il m’a demandé plus de temps que prévu, plus d’attention que je ne l’imaginais, et parfois plus de silence aussi. Écrire un roman, c’est un peu comme creuser un tunnel : on avance dans l’obscurité, on perd la notion du temps, et on ressort à un endroit qu’on n’avait pas tout à fait prévu. Pendant ce temps, le blog attend. Patiente. Ne dit rien.
Aujourd’hui, je reviens ici avec l’envie de partager ce qui s’est passé dans ce tunnel. Pas seulement le roman lui‑même, mais tout ce qui l’entoure : les questions, les hésitations, les choix, les surprises. La création littéraire n’est pas un processus linéaire, et j’aimerais en raconter quelques fragments, à mon rythme, dans ce lieu qui a toujours été un espace de respiration.
Le prochain article parlera d’un thème qui m’a accompagné tout au long de l’écriture : l’intelligence artificielle. Non pas comme sujet à la mode, mais comme miroir. Comme point de départ d’une réflexion plus intime. Comme une question qui ne cesse de revenir.
En attendant, je suis heureux de rouvrir cette porte. Le blog n’était pas mort. Il dormait. Moi aussi, un peu.